Loisible Oiselle
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43. Parce qu'être à la charnière de la croyance et du savoir.
C'est cela l'amour. Etre à cette articulation. C'est comme l'art. Toujours. L'art et l'amour, c'est la même chose finalement. Il faut savoir pour roire, croire pour apprendre. Et donner de l'eau fraîche au tout pour qu'il y ait embellies, feuilles vertes, pousses heureuses.
Sinon, c'est du gâteau au chocolat (brownie, mi-cuit, muffin) et du vomi, qui s'en suit. Mal digéré, pas digéré tout court, et boum, ça part lame de fond, fond de la cuvette des WC, aidé, ou pas, de deux doigts au fond de la gorge : La digesion ne sest pas faite, alors, ca part de soi. La croyance ou le savoir. Ca s'expulse quand ça n'est pas adapté. C'est envahissant, mortel, crevant.
Il faut croire en les autres (artistes, les jeunes, les vieux), les réfuter, les acculer, être goguenard et humble pêle-mêle : tous, tous on en est là à savoir, peut-être aimer, ou croire aimer, parfois s'en persuader, pression sociale oblige (la x-aine arrive, le statut change), surtout le déclarer "j'adore ce que vous faites", auto-persuasion, etc. Parfois sincère : j'aime vraiment. Je t'aime tant. Le mouvement du coeur. Depuis 5 ans, je t'aime tant.
Et puis apprendre pour savoir. Savoir savoir que le savoir n'est pas plus important que le coeur, mais savoir savoir est nécessaire pour savoir pour les autres qui comme nous, avant nous, savaient que l'important était le mouvement, faut-il pouvoir renier le savoir savoir savoir ? Sûrement pas, ce sont les fon-da-tions. Comme une chanson. Si on en connait pas le rythme, la musique, les mathématiques, comment agencer des paroles, le coeur, l'émotion ? On inverse la proposition : l'intelligible est la mélodie, alors tout chavire. Au bonheur la chance, comme un amour s'assemble, sans que l'on comprenne jamais pourquoi.
La maison se déconstruit. Lame n°X, la maison dieu qui s'écroule ou s'ouvre-t-elle ? C'est à dire qu'il y a une mécanisme charnière ? Mais ba-da-boum, foudre tonnerre : la maison dieu, la tour, c'est Babel, c'est mélangé les tous pour l'Un. C'est l'ontologie de l'Etre. Redondance discursive. Racontard d'ivre. Croire en son verre, y voir, mirador de la longue vue du vieux loup de mer : le dieu du Su s'y ébat avec les sirènes, imaginaire, amoureuses, dents longues. J'arrête de vouloir séparer pour comprendre. Une articulation cela demeure un assemblage. Un assemblage, c'est deux. L'amour c'est entre deux, l'art, pareil. Mais le sentiment, en art comme en amour c'est au milieu, entre, est cela demeurera Un sans composants différencié. Ce n'est ni une somme, ni une multiplication. Le sentiment c'est autre. Autre language. Que l'on ne peut traduire qu'en le ramenant à notre(s). Quelle tristesse de savoir ni savoir, ni croire.
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43. Parce que le choix
Le choix rebat les oreilles. Impossible de tout faire. Si cela était
possible, le don d'ubiquité et d'omnipotence seraient, de fait
conférer. Ainsi, une telle personne serait Dieu.
Dieu ? Aucune capacité philosophique ou plutôt théologique pour appuyer
cette *** sur des auteurs qui auraient dit. Et dire c'est être. C'est
faire acte de foi. Dire, a priori, c'est s'engager sur ce qui a été
dit. La parole, ou l'écriture comme art de la couture. Volé au cinéma
(art de la suture ?). Donc Dieu serait le plus grand couturier du
monde. Les histoires de fils se perdent dans les annales de l'histoire.
D'Ariane (donc Nietzsche ?) à Pénélope (donc ? qui l'utilise ?), le fil
est l'image communément utilisé jusqu'à cette toile. Dieu en cette
toile, comme supra-conscience, par ajout de ? La somme, les produits,
encore des questions de montage cinématographiques. Donc quelle serait
la réponse suivante à la question qui ne veut pas se formuler (or ce
qui s'énonce clairement...). L'Ingénu devrait venir ici, et aider.
Aider Platon, ou Dieu sait qui. Encore lui. Dieu face à l'auteur. Ne
faut-il pas être naïf pour croire en Lui ? Lui comme insipiration,
divine folie. C'est surrané. Il faut faire le choix d'une nouvelle
valeur en laquelle croire. Reste à la formuler. Une nouvelle : cela
veut-il dire création ? la création, au jour d'aujourd'hui semble
morte. Non pas qu'il ne reste pas inventer, mais qu'il n
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42. Parce l'amateurisme gonfle la grand foc
La question ne se posait pas jusqu'il y a peu. L'amateurisme, c'est la prolongations des congés payés. C'est du temps libre poussé à tenter d'explorer ce que l'être humain porté en soi peut être ou peut dire.
Un premier pas serait le faire, produire. Une bifurcation.
Là, les doigts s'agitent. Tous seuls. Ils ont la démence créative, le besoin d'un à côté -horrible travail de secrétaire, vendeur, ...-. Faire, faire, faire pour, ouf!, respirer ! Si c'est en forgeant qu'on devient forgeron : très bien. Mais : mais la plus part ont un référentiel culturel trop restreint pour se sortir d'une gangue qu'est le beau de l'époque. Ils font. D'acc. Les copains applaudissent. D'acc. Crient au génie non-découvert. Ce fameux fantasme de l'artiste maudit. Un pour combien de millions ? Y croire prourtant ? Vacuité de la vanité humaine. Ces amateurs aux doigts d'or (n'y a-t-il pas effectivement, parfois, de véritables prouesses techniques chez certains d'entre eux ?) ne vont pas plus loin que cela. Leur curiosité vers l'extérieur est inexistante, timide. Alors rien n'alimente leur faire. Ca s'essouffle quand ils ont besoin de respiration. L'amateur est collectionneur de sa propre production. L'amateur, un collectionneur de bateaux en bois. C'est la même chose. Et si dépassant encore cela, l'amateur pourrait être basculer dans ce qu'il le fait rêver (oui il est bon, oui, c'est intéressant), il trouve son rêve trop grand. Il ne veut pas se heurter à du trop dur. C'est intéressant ? C'est X, Y, ou Z qui l'a dit. Il y aura peutêtre des détracteurs ailleurs. Pour vivre heureux, vivons cachés. Dans ce fantasme, encore une fois, de l'artiste qu'il faut sortir de son trou à rats.
Ici, il faut passer de l'idée grandiose à l'objet médiocre. Tous n' en n'ont pas le courage. La nébuleuse de propos, grandiloquents, strass pour du diamant, s'effiloche de toute part dès lors qu'il y a matérialité à laquelle se confronter. Papier, caillou. Ecriture, sculpture, ou peinture, céramique, crochet. Tant de supports, tous, les arts nobles ont disparu - et si l'art contemporain s'embarasse encore de cette idée, c'est pour en discuter, justement-. Un bien, un mal ? Un différent qui ne renforce que le côté prolifique, un peu dégeu' : une démultiplication de l'amateurisme en tout lieu et tout domaine. Mais qui pense, n'est il pas artiste, dans l'absolu ? Il tendrait, peut-être, plus vers le philosophe, le penseur. Encore faut-il qu'il ait les outils conceptuels suffisants pour ne pas manipuler des concepts creux, vagues redites d'idées libertaires, généralités essouflées, mille fois entendues, servant de pilliers à une vie sensée. Les penseurs à la sauvette agacent un peu. Par extension, il faut penser à ces artistes conceptuels. Ces artistes qui énoncent des dogmes productifs, qui disent de la réalisation qu'elle n'est plus nécessaire. Buren. Parfait exemple. Mais lui-même, avec ses bandes régulières, blanc gris, ce motif parfait de stores, n'a-t-il pas produit plus que beaucoup ? La cour du palais Royal - Paris, la relecture de la place Bellecour - Lyon, ... -Lille. Donc qui pense en produisant, serait-il artiste ? Non. Il faut, en plus, saupoudrer, recette parfaite et délicate, d'intuition, de créativité, de sensibilité. Et puis on en revient à la monstration, à la confrontation. Confère la fin du paragraphe précédent. Cette nécessité absolue qu'il y a montrer. Pas dans un cercle, mais dans plusieurs.Sans avoir peur de se heurter à l'incompréhension. Qu'il y en ait tend à affiner. A exhausser l'idée et le faire.
Tout cela pour pas grand chose. Tout cela pour dire qu'il y a un pas à franchir. Un parti à adopter. Etre artiste, c'est une position politique car impliquant des choix de vie spécifiques et dévoués à la création. Et que l'écoute des heurts par rapport à une production n'est qu'un premier pas.
La création sans la lecture, sans de regard spécifique, pourquoi pas, pour Dieu. La création pure, pourquoi pas. Mais je ne connais pas encore de Romulus et Remus, je ne connais pas encore...
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41. Pace que l'adresse a à être ?
Ces textes n'ont d'adresse particulière à personne. Donc à tout le monde. A moi aussi.
Halte ! Pas de discours sur le blog, la blogo-philie, -sphère, etc. Pas de ça chez moi. Je pose la question du public, non pas celle d'un lectorat résumé à celui que vous constituez, vous, lambdas non avertis.
Avertis de ? De l'ensemble dans lequel ce blog rentre. Je vous snobbe ? Non, je vous demande de regarder d'un peu plus haut (www.thuringae.com).
Changeons de vocabulaire, plz. Avertis de l'ensemble dans laquelle cette interface joue. S'amuse. Muse et muse encore. Le nez au vent. Essayant de parfois retenir ces chiens cerbères et contraignant : les pensées érigées selon lesquelles, si écoutées, plus rien n'est fait (la résistance faite au plus fort, encore). Juste savoir les écouter, qu'elles vous tirent vers le meilleur, aboyant, mais vous, vous résiterez, voyant à l'opposé, l'instinct d'un autre chemin. Pire et mieux : vous les écouterez pour les dépasser, et courir ce vers quoi leurs instincts les poussaient. Et vous prendrez peut-être un arbre. Finalement une idée à la hauteur qu'on lui concède, non ?
Donc, quel destinataire ? Celle de l'explication d'une forme pour une autre. D'une forme pour une pensée. Ces textes sont des petits cailloux, peut-être moites (que cette sensation-là me dégoûte !) parce que trop longtemps tenus en main, dans la poche, de peur d'en trop semer, et de s'égarer car il n'y en aurait plus. Ces cailloux ont pour vocation de tracer un chemin, que d'abord je suis, pour que vous puissiez vous promenez, vous lecteurs avertis, entre mes formes et mes confrères et conseurs (ces formidables dieux au ciel de thuringae.com), entre le territoire que l'on se partage pour que la sueur (mains moites, qui dit que l'art n'est que pensées, sans excès d'humeurs ? voir de sérums ?)
Parfois ces cailloux ont la forme des cristaux de Cristal qui Songe, de Sturgeon, voir ils rêvent eux-même à un objet qu'ils reproduisent. Souvent ces cailloux sont ces cristaux. Si torturés, on obtient un chat à deux pattes, et un homme-poisson. Si ces textes sont préssurés, l'essence de leur panache (vain, nous sommes d'accord) déplumés, ils s'essoufllent, ne (me) tiennent plus chaud. Alors, cela, de l'écriture ? Cela ! Qui ne sait même résister à ceux à qui je les propose vraiment ! Cela de l'écriture ? Cela du sentiment, de la colère, cela de la peur explicite, qui essaie de justifier des choix. Et d'énoncer ces choix, avec la certitude de se tromper. Mais d'avancer, se reculant, et les voyant, ces cailloux, toujours de plus loin, les pondant même. Les jambes en arc, voûtées, les oeufs, comme des graines, tombent et se figent, en plein ciel : ce sont de petites étoiles bien lointaines, des naines blanches et rouges, de toutes petites lumières, des cristaux innocents.
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40. Parce que le motif préfigure (un semblant de réponse).
Le motif préfigure. Tadam. Qu'est ce que le motif pourrait-il bien préfiguré, si ce n'est dans l'idée d'une répétition d'une même forme, l'habillement bien consensuel d'un espace. Pour rendre cet espace uniforme, que l'on puisse le cerner et le comprendre. Ou, au contraire, pour en perdre les arcanes architecturales ? L'oeil ne décèle plus rien. Pim-pam-poum : c'est la chute, la terrible chute.
Premier point : le motif structure un espace si l'on n'en abuse pas.
Le motif préfigure la reproductibilité. Mais laquelle ? Celle parfaite, machinique, ou imparfaite, humaine -quoiqu'il faudrait définir imparfait : des merveilles de tapis et de broderies pourrait faire imploser cette idée -. Je prends le facteur humain pour excuse de ma propre négligence. Le faire vite, le remplir m'importe plus que le faire bien. Le parfaitement bien. Pourquoi ? Parce que le geste domine, me semble-t-il, la forme. La pensée, le dire.Donc la forme d'un motif, pour savoir qu'il y aurait du avoir motif m'est suffisante. "Voyez, j'aurais pu reproduire la reproduction d'un motif. Mais n'en retenez que l'intention."
Second point : le motif déstructuré soutient la valeur gestuelle.
On tourne en rond. Dans une chambre close. Ou il y aurait mur, sol et plafond, le même objet. Une sorte de lévitation serait possible, le haut du bas, pour peu d'abstraction deviendrait possible. La gravité ? Aux orties. La folie toute proche. La folie toute proche d'une attitude de contemplation. De sagesse ? Alors, peut-être, il faudrait pervertir le motif, et jouer au jeu des sept erreurs, pour jouer avec le regardeur. Perturber comme pervertir. Peut-être. Perturber comme inviter à faire jouer.
Troisième point : le motif déstructuré permet le passage de la contemplation à l'interaction - fictive.
Ainsi, le motif, est pour l'heure, déclaré comme intentionellement utilisé dans mes gribouillages. L'abusant, moyen de reproduction, ou pas, à la clé, comme abstraction de moi-même et de vous, dans la répétition et la fatigue. Un bonheur ?
Mille fois Pénélope. Mille fois Charlie C et sa modernité s'imposa à moi. Mille fois, pour attendre, sans attendre, un fil. Elle savait, moi pas.
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39. Parce que l'infini, l'hyper-texte et tout le reste.
Proposer au spectateur de s'arrêter : une pause, une respiration, le nez sur des étoiles, puis sur le ciel, pour se plonger contemplativement - cerveau en berne : contemplativement ai-je dit !- contemplativement baigner dans l'infini de l'instant qui s'étire et se prélasse, nuages gris ou ciel bleu : peu importe : contempler béatement l'univers tout entier en soi. Car l'infini si l'un le porte, est ce à l'extérieur des limites imposées par ce que l'on ne pourra jamais toucher, ou en soi, par notre pré-science prétentieuse ? Je n'en sais rien. Mon expérience n'est pas partageable. L'énoncer, d'accord. La vérifier par un autre que moi-même impossible. Mais avoir été le nez collé à la fenêtre pour imaginer un infini plein de barrières fictives et/ou réelles m'a fascinée plus d'une fois. Et j'aimerais, comme préambule, vous y faire penser. Vous faire penser à l'infini des possibles, des impossibles, de l'incernable, comme un tout dont le contenu et le contenant, les bords mêmes, sont indéfinissables. L'internet, en somme. Le ciel, c'est l'internet d'aujourd'hui. Ou l'internet, c'est le ciel d'aujourd'hui. Informe à tel point que le rendre formel, spatialement et structurellement à l'intérieur de ce magma incohercible, c'est déjà, en soi, prendre position face à la vie. Et pas seulement humaine, je suis sure que des I.A fourmillent déjà, ci et là.
Partant de cela, cet infini fascinant, dont les limites sont floutées, c'est sa constitution qui est intéressante : l'arachnide qui tisse, trame, sous-tend et propose de nouvelles formes de pensées, ou du moins, disons, de short-cuts. Simplifier les choses à des symboles. Des symboles niais et simples qui recelent déjà, souvent, de trop de références en elles-mêmes. Trop de pistes, comme autant de mots-clés qui pourraient désigner un même objet, qui créent des ricochets, et des cercles qui n'en finissent pas de naître et de se croiser, à l'intersection : des questions. Un exemple : le Narcisse. Un mythe, la beauté, une fleur, périssable, jaune, un miroir, l'auto-contemplation, la mort. Et puis la manière dont on le traite. Pour confirmer des éléments : scotch, noir, décollement, lumière : un délabrement noir sur blanc réchauffé par une lampe qui l'a fait naître, où la fome se détruit, et où sa forme devient incertaine. C'est tautologique : la forme s'abstrait de son premier aspect, elle devient informe, effet du temps, pour proposer tout, rien, ce que le spectateur veut y mettre, l'infini des solutions pour un infin potentiel de spectateurs. Nous sommes les mathématiciens de l'Art, et nous nous proposons des modèles idéeaux. Car l'Art contemporain est un microcosme auto-référencé qui ne s'ouvre que sur lui-même et où les jongleries intellectuelles font penser à des chiens qui font tournoyer en l'air trois balles à la fois. Quelques chose de tout petit et d'immense, où il faut avoir une mémoire du nom d'un tel et un tel pour que la quadrature du cercle se referme parfaitement. Inutile récrimination.
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